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Saga des mille et une nuits, dans la peau d'une femme enceinte

Posté le 15/11/2017

Par Amélie Mayor

 

Raks Sharki,

La danse orientale et la grossesse,

L’article est inspiré de deux témoignages, l’un de Monique Desjardins alias Maya dans le monde du baladi. Elle a une école de danse à Montréal (mayabaladi.net). Une femme pleine de richesse qui a su me transporter dans la magie de cette danse.

Et Marlène Lemire Zenobia-Danse.sitew.com qui m’a offert un témoignage très touchant sur l’importance de cette danse dans les transitions de la vie d’une femme.

 

La danse orientale est un art millénaire, originaire principalement  du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord. La danse du ventre était, à l’origine, une danse sacrée permettant de rendre hommage au mystère de la naissance de la vie. La déesse Hathor coiffée du disque solaire représentait dans la mythologie égyptienne la maternité, la danse, l’amour et la beauté. Les pharaons étaient les protecteurs de la danse.                                                                                        

 

Un lien peut se faire avec le rôle actuel de la mère et du père face à la vie.

Cette danse est créée par des femmes pour des femmes pour pouvoir s’amuser, honorer leur corps, leur féminité et leur fertilité entre elles. Cette danse sacrée est transmise de mères en filles, depuis la nuit des temps. Elle a le rôle principal d’harmoniser le corps et l’esprit. Pouvoir être reconnectée à son bassin, lui redonner de l’espace, mais aussi pour faciliter l’accouchement. Voir son corps changer, danser avec toutes ces hormones en folie et pour certaines, avoir le besoin de se rapprocher de son corps qui se métamorphose pour donner la vie, car la transition de femme à mère peut être un bouleversement physique et psychologique. C’est un des seuls états qui est éternel dans la vie.

 

La danse orientale ou le baladi (signifie du pays ou un rythme) est une activité sportive douce et sécuritaire, sachant qu’une femme enceinte devrait continuer à bouger pour sa santé et celle de son enfant. Il est bien entendu qu’il faut avoir l’avis de ses spécialistes. Il est préférable d’attendre la 14ème semaine pour commencer la danse orientale, surtout si le corps ne connait pas ces mouvements.

 

L’assouplissement et le raffermissement musculaire de l’abdomen, du bassin et du tronc va augmenter sa vitalité et va lui permettre de s’évader dans une activité réservée aux femmes, tout en s’amusant. Le ventre s’arrondit, bébé prend sa place et pèse son poids. Grâce à certains mouvements, la colonne vertébrale pourra s’étirer et la cage thoracique permettra un dégagement au niveau respiratoire et du coup une meilleure oxygénation. Même bébé pourra en profiter. Le transfert de poids et la coordination motrice aide à rééquilibrer le centre énergétique des femmes. Cette pratique met de l’avant, l’énergie du Chi, énergie féminine. Il est possible que cela réveille certaines émotions. Grâce à cette pratique, on peut ressentir un bien-être et une fluidité dans son corps. Prendre conscience de ses muscles, renforcer son maintien, ce qui va aider dans la posture au quotidien. L’apprentissage pour gérer le souffle, la respiration et l’ancrage au sol ne seront que bénéfiques, lors de la grossesse, comme pour tous les jours. Une femme enceinte a besoin de se sentir belle et attirante, même si ses courbes changent. Grâce à cette danse, elle pourra exprimer sa féminité avec grâce.

 

Cette danse relève un atout majeur ; celui d’offrir la liberté dans le mouvement, sauf en cas de chorégraphie. Les femmes sont libres de faire le mouvement qu’elles veulent ; elles peuvent laisser place à toute leur créativité.          

                                                                              

C’est comme un bouquet de fleurs ; chacune est unique et a son propre style. L’important est de s’épanouir et d’avoir du plaisir.

 

La pratique ne s’arrête pas à la porte du local, mais la magie continue là où elle veut l’emmener. A la maison, en attendant le bus, voire même lors de moments intimes. L’importance de continuer à séduire son conjoint et le faire tomber sous le charme de ce nouveau corps. Il serait tout à fait possible de créer des rencontres à trois. La maman danse avec bébé et papa vient déposer ses mains sur les hanches. Sur ses formes pulpeuses qui ondulent tels les instruments à cordes et à vent de celle-ci.

 

La communication entre la mère et son bébé se passe aussi par les vibrations ; la musique orientale vibre aux sons mélodieux et enchantés. A 20 semaines, bébé réagit aux bruits et aux sons graves. A 24 semaines, il est capable d’entendre les voix et à 28 semaines, son système auditif est presque complet. Selon certains témoignages, il est possible que le bébé reconnaisse des musiques entendues, lors de la grossesse. D’où ce côté magique de transmission in utero.

 

Lors de sa venue au monde, il serait même bénéfique de le calmer avec des ondulations du bassin et les musiques connues, ce que la mère ou le père peut tout à fait faire.

 

Le plaisir devrait être la motivation des participantes lors du cours et des rencontres. Les femmes créent alors des contacts. Elles peuvent échanger au début du cours puis à la fin, sur leur vécu et demander conseil en cas de besoin.

 

Lors des ateliers, la seule des règles obligatoires est d’être bienveillante avec soi-même et les autres.     

                                                                                                                 

Dans les cours, c’est courant qu’il y ait toujours une femme qui porte la vie ; c’est un des mystères de cette danse !

 

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Une accompagnante à la naissance; une accompagnante à la vie !

Posté le 15/11/2016

La grossesse et l’accouchement sont des sujets très enlevants qui soulèvent passion et souvenirs. Tout le monde adore parler de ce sujet et d'y ajouter son petit grain de sel : histoires d'horreur vécues pouvant terroriser la future maman, des « Tu devrais prendre la péridurale pour ne pas souffrir inutilement », etc. Mais pourquoi est-ce que les mères se laissent guider dans cet univers de torpeur dans un moment aussi sensible? Heureusement, les accompagnantes à la naissance et les sages-femmes sont là pour les épauler adéquatement tout au long de la grossesse, de l’accouchement et de la période postnatale, et ce, le plus naturellement et humainement possible.

 

Cette grande pionnière

 

Sage-femme de cœur et de renom, et ce, depuis plus de 30 ans, Isabelle Brabant est une pionnière qui a œuvré de nombreuses années à faire reconnaître la profession de sage-femme dans notre belle province. Elle travaille actuellement à la Maison Bleue afin de venir en aide à certaines femmes vivant un contexte plus vulnérable. Ses ateliers et conférences enrichissent tous les futurs parents tout comme les travailleurs du vaste monde de la périnatalité.

 

Vingt ans plus tard, cette grande dame nous propose sa troisième édition du livre de référence par excellence de la maternité, en l'occurrence : « Une naissance heureuse Bien vivre sa grossesse et son accouchement ».

 

Ce livre, mis à jour, relate toutes les informations pertinentes de ce qu'est la grossesse et l'accouchement.

 

Tous les futurs parents gagnent à se procurer ce grand ouvrage. Dalleurs, les sages-femmes ainsi que les accompagnantes à la naissance s'y réfèrent sans cesse afin de transmettre des notions précises et objectives à propos de cette grande étape de vie qu’est de fonder une famille.

 

Prenons donc quelques instants pour distinguer ces deux professions : sage-femme et accompagnante à la naissance.

 

Sage-femme ou accompagnante? Là est la question!

 

« Ouvrir sa vie à l’arrivée d’un enfant nous expose à une série de transformations et donc d’ajustements et de choix à faire. »[1] Les parturientes qui accouchent apprécient se sentir entourées de femmes qu'elles aiment lors de cet énorme travail de leur vie. Une amie, mère, sœur viennent souvent exercer ce rôle. Or, des professionnelles à part entière pratiquent ce métier avec passion.

 

D’abord, chacune de ces deux professionnelles ont suivi une formation portant sur le déroulement de la grossesse, de l'accouchement, de l'allaitement et de la période post-partum. Or, les sages-femmes, suite à de longues études universitaires (UQTR), peuvent poser des gestes obstétricaux et guider les mères à mettre leur enfant au monde en toute quiétude. Elles peuvent donc « combiner les fonctions de vigilance et d’accompagnement. »[2]

 

Grâce à leur écoute active, leur empathie, leur grand cœur, elles sont toutes les deux des femmes qui en aident une autre. Elles sont une sorte de phare qui éclaire maman, du début de la grossesse jusque dans les premiers balbutiements avec bébé.

 

Les nombreux chapeaux que la doula revêt

 

Une accompagnante à la naissance, avec ses nombreuses connaissances, est appelée à jouer un rôle de cœur et de tête. En aucun cas, elle ne posera un geste médical envers la mère, contrairement aux sages-femmes. Elle est plutôt amenée à mettre en application sa philosophie qu’est l'humanisation des naissances et des soins périnataux par sa présence continue auprès du couple de la grossesse jusqu’à la période postnatale et sa grande disponibilité (24 heures sur 24 et sept jours sur sept dans les semaines précédant l'accouchement). Elle informe et éveille les parents aux réalités de ces étapes de vie. Ainsi, les futurs parents pourront être davantage autonomes et pourront faire des choix éclairés selon leurs propres valeurs (spiritualité, éducation, etc.). L'accompagnante à la naissance se fait également un devoir d'aider les parents à apprivoiser leur bête noire (peur de la douleur, émotions fortes, etc.) avant le jour J. « L’accompagnante est née du besoin de soutien des femmes dans leurs grossesse et accouchement d’abord, puis dans la période postnatale, soutien qu’elles ne trouvent pas toujours autrement. »[3]

 

Concrètement, par des massages, des propositions de positions à adopter, des points de pression et des encouragements, l'accompagnante guidera la future mère à vivre cet événement, en toute intimité. Elle ne prendra nullement la place de papa, le rassurant plutôt et en l’encourageant. Elle veillera également à faire respecter les souhaits des parents rédigés dans leur plan de naissance par le personnel hospitalier en qui elle a confiance et est heureuse de collaborer avec eux. En ce qui concerne les sages-femmes, elles guideront les parents avec doigté et poseront les gestes requis pour une naissance heureuse.

 

Les avantages d’avoir recours à une accompagnante à la naissance

 

Il existe une panoplie de bénéfices concernant les services d'une doula pendant l’accouchement. En voici quelques exemples qui vous permettront d'en éclairer la profession.

 

Au niveau affectif, les parents auront une plus grande satisfaction de leur expérience d'accouchement et les pères auront une meilleure implication auprès de leur conjointe durant le travail et ne tourneront plus en rond en sachant pertinemment quoi faire de leurs deux mains J.

 

Au niveau physique, le recours à une accompagnante permettra de diminuer de façon considérable la durée du travail, l’usage de la péridurale et d'augmenter le taux d'allaitement à la naissance.

 

Finalement, côté médical, les risques de césarienne baisseront ainsi que la stimulation artificielle des contractions via l’ocytocine.

 

Une mine d'informations concrètes

 

Plusieurs sujets sont abordés durant les rencontres prénatales, avec une accompagnante ou une sage-femme,  afin de préparer les futurs parents à leur nouvelle réalité. En voilà quelques-uns pour mieux vous éclairer :

 

  • Grossesse : maux et remèdes, alimentation, exercices, habitudes de vie, image de soi, sexualité;
  • Divers : rôles du père et de la mère, droits des femmes, portage, couches lavables;
  • Allaitement;
  • Accouchement : peurs, signes du début du travail, phases du travail, méthodes de gestion naturelles et médicales de l'intensité des contractions utérines (douleur), interventions possibles chez la mère et le bébé, positions, poussées, plan de naissance;
  • Post-partum : remise en forme, baby blues vs. dépression post-partum, stimulation, liens d'attachement, les premières fois avec bébé.

 

Le plus beau métier du monde

 

Tous les passionnés de leur boulot vous diront sans contredit que leur emploi est le meilleur et le plus merveilleux au monde. En tant qu'accompagnante à la naissance, il est clair que j'exerce le plus beau métier du monde, soit celui de voir naître la vie avec un grand V. Bien évidemment, en tant que maman de deux belles filles, le travail de mère est une coche plus haut, mais n'est-ce pas chouette de guider d'autres futurs parents dans le grand voyage de la parentalité? Chaque naissance m’émeut et me fait dire merci à la vie, merci d'être présent auprès de mes clients en tant que spectatrice de cet acte si gratifiant.

 

Merci madame Brabant de m'avoir transmis votre passion. Une naissance heureuse : un livre, une référence, un outil pour explorer le vaste monde de la périnatalité!

 

Nancy Richard

PDG Groupe Cybèle



[1] BRABANT. Isabelle. « Une naissance heureuse Bien vivre sa grossesse et son accouchement » Fides, Québec, 2013, p.67

[2] BRABANT. Isabelle. « Une naissance heureuse Bien vivre sa grossesse et son accouchement » Fides, Québec, 2013, p.78

[3] BRABANT. Isabelle. « Une naissance heureuse Bien vivre sa grossesse et son accouchement » Fides, Québec, 2013, p.81

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